A t'on des pertes blanches à l'adolescence ?

A t'on des pertes blanches à l'adolescence ?

Karine a 20 ans, est étudiante en communication digitale. Elle fait partie de nos abonnés et a été sélectionnée pour être l’une de nos modèles pour nos shootings. Créatrice de contenu sur les réseaux sociaux, aujourd’hui, Karine nous parle à coeur ouvert de son adolescence, de son rapport aux règles, et elle nous donne son avis sur les culottes menstruelles Elia.

 

Pourquoi as-tu décidé de participer à un shooting Elia ?

 

“ C’est une marque qui véhicule de beaux messages et avec qui je partage les mêmes valeurs. Ça me faisait vraiment plaisir de participer à ce shooting et à cette interview.” 

 

Tu es très touchée par les sujets considérés tabous (puberté, pertes blanches…) ont-ils une influence sur toi en grandissant ?

 

“ Concernant la puberté, pas spécialement parce que j’ai été très bien entourée par mes parents. Ils m’ont toujours parlé de tout depuis que je suis petite. Il n’y a vraiment jamais eu de tabou, je n'ai jamais eu de surprise en grandissant. Concernant les pertes blanches, la raison pour laquelle je voulais aborder le sujet, parce que c’est un sujet dont on ne parle quasiment pas. Personnellement quand j’étais au collège ou au lycée, il y a eu des chapitres sur la sexualité, par exemple, sur la puberté etc. On parlait notamment des règles, mais les pertes blanches, c’est vraiment comme si ça n’existait pas. Alors que tout le monde en a. Et plusieurs fois, en me baladant sur les réseaux sociaux, j’ai vu des posts par rapport à ça. Il y a plein de filles qui pensaient qu’elles n’étaient pas normales d’avoir des pertes blanches. Elles pensaient qu’elles étaient sales ou ce genre de choses. C’est pour ça que je me suis dit que ce serait bien d’en parler, de mettre les choses au clair. C’est complètement normal d’en avoir. Sauf si, un jour, les pertes ne sont pas si blanches que ça, si elles ont plutôt une couleur anormale ou une odeur spéciale, là, il y a peut-être un souci, il faudrait consulter. Mais sinon, c’est totalement normal. Concernant la pilosité, ça a été un gros, gros souci pour moi. Ce n’est même pas “c’était” : c’est toujours un gros souci pour moi. Parce que je suis assez claire de peau, j’ai les poils très, très noirs et j’en ai pas mal. Par exemple, quand on était au collège, qu’on avait les cours de sport, notamment la piscine, là c’étaient vraiment les hontes de ma vie, clairement. En grandissant, j’ai appris à les accepter un petit peu, mais c’est vrai que c’est encore un peu compliqué.” 

Quelle est pour toi la meilleure manière de combattre ces tabous ?

 

“Je pense que les réseaux sociaux font vraiment le travail. Il y a beaucoup d’informations dessus. Il y a aussi de fausses informations. Mais je pense que les jeunes aujourd'hui apprennent énormément de choses sur les réseaux sociaux. Après, le fait d’en parler, par exemple avec les parents se serait aussi pas mal. Entre amis aussi, on apprend pas mal de choses. Il faut surtout parler, énormément parler. Beaucoup de communication. Et les réseaux sociaux, c’est une bonne idée.”

 

Tu es très présente sur les réseaux sociaux, de quoi parles-tu ?

 

“Sur mes réseaux sociaux, je parle vraiment de tout. Initialement, je parlais beaucoup plus de tout ce qui est soin pour les cheveux crépus. Après, ça s’est un peu diversifié, et c’est vraiment naturel dans le sens où je vais voir un post qui va m’interpeller, je vais le re-partager en story, et là on va en parler. Donc ça peut vraiment être sur n’importe quoi. Ça peut-être, je ne sais pas, sur une actualité, ou telle personne aura dit quelque chose qui m’aura peut-être choquée… On parle vraiment de tout.”

 

Pour revenir au sujet des menstruations, comment vis-tu ton cycle ?

 

“Concernant mon cycle… Je le vis vraiment très bien. Je n’ai jamais eu de problèmes avec ça. Je n'ai pas forcément de douleurs, à part le premier jour, mais parfois je ne les sens même pas arriver. J’ai toujours été bien réglée donc mes règles n’ont jamais été un problème pour moi.”

Que penses-tu des culottes menstruelles Elia ?

 

“J’ai eu l’occasion de tester, parmi les culottes menstruelles, un tanga qui s’utilise pour les petits flux, donc ça peut être en début de règles, en fin de règles ou pendant les pertes blanches. Ça s’est très bien passé. Je l’avais utilisé en début de règles, et il n’y a pas eu de fuites. Il y aussi beaucoup de filles qui me demandent si on voit la trace de la culotte en dessous des jeans, parce que c’est assez épais. Non, on ne voit absolument pas la trace et il n’y a pas d’odeur du tout !”

 

As-tu des livres, des podcasts, des personnes à suivre que tu conseilles ?

 

“ Sur Instagram, je suis une page qui s’appelle Feminist. C’est une page qui re-post du contenu d’autres créateurs. Souvent, les contenus sont vraiment intéressants. Par exemple, une fois, j’ai vu un post, que j’avais d’ailleurs repartagé en story qui m’avait fait vraiment rire. On avait une image avec une fille qui avait ses règles, et sur le post, il y avait écrit en anglais : “ Quand j’ai mes règles, je vais beaucoup plus aux toilettes.” Ça m’avait vraiment faire rire, car c’est un truc dont on ne parle jamais. C’est-à-dire que quand on parle de symptômes lorsqu’on a ses règles, c’est plus : “Oui voilà, j’ai des changements d’humeur, j’ai des boutons, j’ai mal au ventre etc…”. Mais je n’ai jamais entendu quelqu’un qui disait : “Quand j’ai mes règles, je vais beaucoup plus aux toilettes”. Et comme c’est mon cas, je l’avais partagé en story, et j’avais parlé de ça avec d’autres abonnés. Franchement, on a bien ri, parce que je me suis rendu compte que la majorité des filles, allaient beaucoup plus aux toilettes quand elles avaient leurs règles. Ensuite, il y a un film que je conseillerai de regarder, qui s’appelle “Fleur du désert”. À la base c’est un livre, qui a ensuite été adapté en film. Ça parle d’une fille somalienne qui a été excisée. Le sujet principal, c’est l’excision, son expérience avec ça et les répercussions que ça a eu sur sa vie et sur elle. C’est un film qui m’a vraiment chamboulée donc je vous conseille de le regarder.

Pourquoi est-ce important de briser les tabous ?

 

“C’est aussi important de beaucoup parler pour qu’après, on ne se sente pas anormale. Je pense que c’est compliqué, lorsqu’on a quelque chose, mais qu’on a personne à qui se confier...On se dit “Mince, qu’est-ce que j’ai ?”. Du coup on commence à regarder sur Internet. On trouve beaucoup de choses sur Internet et ce ne sont pas forcément les meilleures choses. C’est vraiment important d’avoir un entourage à qui on peut parler, et qui peut aussi bien nous conseiller. Notamment pour les petites filles, parce que moi en tout cas ça me gênerait que ma fille, si j’en ai une plus tard, grandisse en ayant un manque d’informations. Qu’il lui arrive quelque chose, je ne sais pas mais si un jour elle a ses règles, ou elle a un problème à ce niveau-là, qu’elle ne sache pas ce qu’elle a et qu’elle n’ose pas venir m’en parler, alors que c’est important d’avoir un entourage qui est là pour toi et qui sache te parler de toutes ces choses.”

 

 


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