Les aliments ultra transformés ont un impact sur vos règles

Les aliments ultra transformés ont un impact sur vos règles

📌 Points clés à retenir

Une nouvelle étude clinique montre que les aliments ultra‑transformés provoquent rapidement des effets néfastes sur la santé métabolique et reproductive, même à calories identiques. Ces résultats, bien que sur des sujets masculins, laissent penser que des mécanismes similaires peuvent perturber le cycle menstruel féminin : dérèglements hormonaux, inflammation, pics glycémiques et toxiques augmentent potentiellement les symptômes menstruels. Des études complémentaires confirment associations entre consommation d’ultra‑transformés et irrégularités du cycle, douleurs menstruelles, troubles ovulatoires (SOPK), et symptômes prémenstruels accentués.

Les humains ne sont pas adaptés aux aliments industriels ultra‑transformés : c’est la conclusion centrale d’un essai clinique majeur publié le 28 août 2025 dans Cell Metabolism, sous la coordination de Romain Barrès de l’Inserm, CNRS, université Côte d’Azur et de l’université de Copenhague.

L’étude révèle que, même à calories équivalentes, une alimentation ultra‑transformée entraîne des effets néfastes rapides sur la santé métabolique et reproductrice. Ce constat soulève des questions fondamentales sur l’impact spécifique de la malbouffe sur le cycle menstruel — un système hormonal sensible.

Que sont les aliments ultra‑transformés (UPF) ?

Les aliments ultra‑transformés (Ultra‑Processed Foods, ou UPF) désignent une catégorie spécifique de produits issus de procédés industriels complexes. Ils contiennent peu ou pas d’ingrédients bruts et sont fabriqués à partir de substances extraites, isolées ou transformées à partir d’aliments (amidon modifié, sirops de glucose-fructose, huiles hydrogénées, protéines texturées, etc.), auxquelles s’ajoutent des additifs cosmétiques (colorants, arômes artificiels, exhausteurs de goût, émulsifiants, conservateurs). Leur objectif est de prolonger la durée de conservation, améliorer la texture et intensifier le goût de manière artificielle.

Ces produits sont conçus pour être pratiques, accessibles et appétissants, mais leur consommation régulière est associée à des dérèglements métaboliques, hormonaux et digestifs. Ils altèrent la qualité nutritionnelle de l’alimentation quotidienne et sont souvent riches en sucres ajoutés, en graisses de mauvaise qualité et en sel, tout en étant pauvres en fibres, vitamines et antioxydants naturels.

Parmi les exemples les plus courants figurent :

  • Plats préparés en barquette ou surgelés contenant sauces épaissies et additifs
  • Snacks salés type chips, biscuits apéritifs, crackers aromatisés
  • Céréales de petit-déjeuner enrichies, sucrées ou soufflées
  • Boissons sucrées gazeuses ou aromatisées (colas, thés glacés, boissons “énergétiques”)
  • Charcuterie industrielle (jambons, saucisses, nuggets) reconstituée avec agents de texture
  • Produits diététiques allégés ou protéinés : barres, substituts de repas, shakes enrichis
  • Produits pour enfants : yaourts aromatisés, goûters emballés, pâtes à tartiner transformées

Ce ne sont pas les aliments transformés en général qui posent problème, mais bien ce niveau extrême de transformation visant à simuler des aliments complets à partir d’ingrédients recombinés, souvent sans bénéfice nutritionnel réel.

Ce que révèle l’étude clinique sur la malbouffe

Dans cette étude rigoureuse, 43 hommes âgés de 20 à 35 ans ont alterné deux régimes (ultra‑transformé vs non transformé), chacun durant trois semaines, entrecoupés d’une pause de trois mois pour éliminer les effets du premier régime. Les régimes étaient strictement équivalents en calories, protéines, glucides et lipides.

Pourtant, les résultats sont frappants :

  • Gain de masse grasse significatif avec l’UPF, même sans surplus calorique.
  • Concentration accrue de phthalates (cxMINP), perturbateurs endocriniens issus des emballages.
  • Diminution de la testostérone et de l’hormone folliculo‑stimulante (FSH), essentielle à la reproduction.
  • Tendances à une baisse de la mobilité des spermatozoïdes avec un surplus calorique UPF.

Ce sont des effets robustes, établis par un protocole contrôlé, en double crossover, au sein du même individu, minimisant les biais interpersonnels.

Effets des aliments ultra‑transformés sur les règles

Les aliments ultra‑transformés peuvent perturber directement la régularité, la durée et l’intensité des règles. En provoquant des fluctuations hormonales (œstrogène, progestérone), une inflammation de bas grade et une résistance à l’insuline, ces aliments amplifient les douleurs menstruelles, allongent les cycles ou déclenchent des règles abondantes. Leur impact est particulièrement marqué chez les personnes souffrant déjà de déséquilibres hormonaux ou de pathologies comme le SOPK ou l’endométriose.

Ce que cela implique pour le cycle menstruel

Même si l’étude porte sur des hommes, les mécanismes hormonaux évoqués (perturbations endocriniennes, inflammation, gain de masse grasse…) sont universels, et peuvent donc altérer le cycle féminin de plusieurs manières :

  • Dérèglements hormonaux liés aux phtalates, impactant œstrogènes et progestérone.
  • Inflammation chronique favorisant crampes, fatigue, douleurs menstruelles.
  • Pics glycémiques et fringales accentuées en phase prémenstruelle.
  • Accumulation de toxiques, renforçant les symptômes du syndrome prémenstruel (PMS).

Recherches complémentaires et implications féminines

Des études récentes montrent que la consommation régulière d’aliments ultra‑transformés (UPF – Ultra‑Processed Foods) est associée à :

Les chercheurs soulignent que le système hormonal féminin est particulièrement vulnérable aux additifs alimentaires, aux ingrédients transformés, ainsi qu’à l’excès de sucres et de calories vides. Ces composés, présents dans une grande variété de produits industriels, influencent durablement les hormones sexuelles et le métabolisme féminin.

Ce phénomène est encore plus préoccupant chez les jeunes filles exposées précocement à ce type d’alimentation transformée. Une étude longitudinale indique que cette exposition alimentaire durant l’adolescence – une période cruciale pour le dévéloppement du système reproductif – peut entraîner des dérèglements du cycle précoces, une maturation hormonale altérée et un risque accru de baisse de la fertilité à l’âge adulte.

En France comme ailleurs, les nutritionnistes et chercheurs en santé publique insistent sur la nécessité de limiter la consommation de produits transformés dès l’enfance, notamment chez les filles, afin de préserver leur santé hormonale et menstruelle à long terme. L’impact d’une mauvaise qualité nutritionnelle durant la jeunesse peut se manifester bien des années plus tard sous forme de troubles menstruels, de syndromes hormonaux ou de difficultés de conception.

aliments transformés cycle

Conseils pratiques pour préserver un cycle sain

Voici quelques actions concrètes pour améliorer son alimentation, protéger son système hormonal et stabiliser le cycle menstruel, en s'appuyant sur les recommandations issues de la recherche en nutrition, santé hormonale et transformation alimentaire :

1. Réduire les aliments ultra-transformés
Évitez les produits industriels transformés, riches en additifs alimentaires, en sucres ajoutés ou en graisses de mauvaise qualité, souvent pauvres en fibres et en nutriments essentiels. Optez pour des aliments bruts et simples, afin de réduire l'impact négatif de la transformation excessive sur la santé métabolique, les hormones et les règles.

2. Favoriser une alimentation riche et équilibrée
Privilégiez une alimentation diversifiée avec des fruits, légumes, céréales complètes et sources de bons gras. Ces aliments soutiennent la fonction hormonale et aident à maintenir un cycle menstruel régulier. Les aliments riches en nutriments favorisent également un bon métabolisme énergétique, essentiel pour éviter les symptômes prémenstruels.

3. Apaiser les fringales et limiter les pics glycémiques
Choisissez des collations rassasiantes à base de fibres, de protéines et de bons lipides pour prévenir les envies incontrôlées liées aux fluctuations hormonales, surtout en phase prémenstruelle. Cela réduit le risque de dérèglement du cycle et de prise de poids.

4. Cuisiner maison et éviter les produits emballés
Préparer ses repas permet de mieux contrôler les ingrédients et d’éviter les produits ultra-transformés souvent présents dans les rayons. C’est également un bon moyen de se reconnecter à une alimentation intuitive et respectueuse de son système hormonal.

5. Limiter les emballages plastiques
De nombreux aliments transformés sont conditionnés dans du plastique contenant des perturbateurs endocriniens. Préférez les contenants en verre ou en inox, notamment pour les boissons, repas préparés ou aliments stockés.

6. Bouger régulièrement
L’activité physique régulière soutient l’équilibre hormonal, réduit l’inflammation, améliore l’ et le confort menstruel. Elle permet également de prévenir certaines maladies métaboliques liées à la consommation excessive de produits transformés.

La FAQ sur les aliments ultra-transformés et leurs effets hormonaux

Qu'est-ce qu'un aliment ultra-transformé ?

Un aliment ultra‑transformé est un produit industriel contenant peu ou pas d’ingrédients bruts. Il est composé majoritairement de substances extraites ou dérivées d’aliments (huiles raffinées, protéines isolées, sucres, additifs, colorants, arômes artificiels). Ces produits sont conçus pour être pratiques, savoureux et stables dans le temps, mais pauvres en nutriments essentiels.

Pourquoi est-il important de limiter la consommation d'aliments ultra-transformés ?

Les aliments ultra-transformés (UPF – Ultra‑Processed Foods) sont associés à une augmentation des risques de maladies chroniques comme le diabète, l’obésité, les troubles cardiovasculaires, mais aussi à des dérèglements hormonaux. Ils peuvent altérer la flore intestinale, induire une inflammation chronique et perturber le système endocrinien, affectant ainsi la fertilité et le cycle menstruel.

Comment identifier les aliments ultra-transformés dans les rayons ?

Un produit est considéré comme ultra-transformé s’il contient plus de 5 ingrédients, ou des noms difficilement reconnaissables (E‑xxx, sirop de glucose-fructose, protéines de lait isolées, etc.). Leur emballage met souvent en avant des allégations santé (“sans sucre”, “source de protéines”) pour masquer leur forte transformation industrielle.

Quelles sont les conséquences à long terme d'une alimentation riche en produits ultra-transformés ?

Une consommation régulière d’aliments ultra-transformés (UPF – Ultra‑Processed Foods) est associée à une prise de poids, un déséquilibre hormonal, une résistance à l’insuline, ainsi qu’un risque accru de cancers, dépressions, troubles cognitifs, et infertilité. Les effets s’intensifient lorsqu’ils sont consommés dès l’adolescence ou pendant des périodes hormonales sensibles.

Les aliments ultra-transformés peuvent-ils dérégler les hormones féminines ?

Oui. Les additifs, résidus de plastiques (phtalates, bisphénol A) et sucres raffinés présents dans les aliments ultra-transformés (UPF) peuvent interférer avec la production naturelle d’œstrogènes et de progestérone. Cela peut provoquer un déséquilibre hormonal, notamment chez les femmes en âge de procréer.

Quel est le lien entre aliments ultra-transformés et troubles du cycle menstruel ?

Les aliments ultra-transformés (UPF – Ultra‑Processed Foods) favorisent l’inflammation, les pics glycémiques et l’accumulation de toxiques. Ces facteurs contribuent à des règles irrégulières, douloureuses ou abondantes. Une alimentation riche en UPF est aussi corrélée à un risque plus élevé de SOPK et d’anovulation.

Les aliments ultra-transformés peuvent-ils aggraver les symptômes prémenstruels ?

Oui. Une consommation fréquente d’aliments ultra-transformés (UPF) peut accentuer la fatigue, l’irritabilité, les ballonnements et les fringales liés au syndrome prémenstruel. Le déséquilibre hormonal et la carence en micronutriments aggravent ces symptômes.

Comment améliorer son alimentation pour protéger son cycle menstruel ?

Réduire les aliments ultra-transformés (UPF), cuisiner maison, augmenter la part de légumes, fibres et acides gras essentiels, tout en limitant les emballages plastiques, permet de réguler naturellement les hormones et d’améliorer le confort menstruel.

🔬 Sources scientifiques et institutionnelles

  • Étude principale sur les effets des aliments ultra‑transformés :
    Effect of ultra-processed food consumption on male reproductive and metabolic health, Cell Metabolism, 28 août 2025 — étude coordonnée par Romain Barrès (Inserm, CNRS, Université Côte d’Azur, Université de Copenhague). 👉 Lire

  • Novo Nordisk Foundation / University of Copenhagen :
    Not all calories are equal: Ultra‑processed foods harm men’s health. Communiqué de presse expliquant que les UPF entraînent prise de poids, perturbations hormonales et introduction de substances nuisibles affectant la qualité du sperme, publié le 28 août 2025. 👉 Lire

  • News‑Medical / University of Copenhagen :
    Ultra‑processed foods harm reproductive and metabolic health. Résumé de l’étude publiée dans Cell Metabolism, diffusé le 28 août 2025. 👉 Lire

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Cet expert a participé à l'écriture de cet article

Co-fondatrice d'Elia
Marion Goilav, fondatrice d’Elia

🖋 Marion Goilav est la fondatrice d’Elia, première marque française de culottes menstruelles en fibres végétales issues de l'agriculture biologique, certifiées Origine France Garantie. Pionnière d’un modèle alliant innovation textile, éthique industrielle et santé féminine, elle révolutionne depu...