SOPK ou syndrome des ovaires polykistiques : traitement et symptômes

SOPK ou syndrome des ovaires polykistiques : traitement et symptômes

Quels sont les symptômes du syndrome des ovaires polykystiques ?

Le syndrome des ovaires polykystiques, plus communément appelé SOPK touche une femme sur sept en France et constitue la première cause mondiale d’infertilité.

Il s’agit d’une pathologie du système endocrinien qui peut se définir comme un ensemble de symptômes liés à des cycles menstruels anovulatoires (absence d’ovulation) et un niveau élevé d’androgènes (hormones mâles).

Ses principales caractéristiques cliniques sont l'irrégularité ou l'absence de règles, l'infertilité, l'excès de poids et l'hyperandrogénie.

Les règles irrégulières peuvent être compliqué à gérer pour de nombreuses femmes, c'est pourquoi nous vous recommandons d'utiliser nos culottes menstruelles qui seront adaptées à vos cycles irréguliers.

En outre, de nombreuses patientes souffrant des ovaires polykystiques présentent des caractéristiques du syndrome métabolique, telles que l'obésité viscérale, l'hyperinsulinémie et l'insulinorésistance.  

Mais les symptômes du syndrome des ovaires polykystiques ne s’arrêtent pas au corps. Les femmes sont également touchées dans leurs fonctions mentales et émotionnelles: selon les études, entre 27 % et 50 % des femmes atteintes du SOPK se déclarent déprimées, contre 19 % environ des femmes non atteintes. 

Quel diagnostic pour le SOPK ?

Sur la base des recommandations émises par la société américaine d'endocrinologie en 2013, le diagnostic du syndrome des ovaires polykystiques doit être posé lorsqu'au moins deux des trois critères de Rotterdam sont constatés, à savoir:

  • l'hyperandrogénie clinique (acné, hirsutisme, alopécie androgénique ou biologique);
  • des cycles anovulatoires (absence de règles ou règles irrégulières);
  • des ovaires d'aspect polykystiques.

L'importance de chacun de ces critères dans le tableau clinique du SOPK est sujet à débats. Ils peuvent notamment conduire à diagnostiquer une femme qui aurait des règles irrégulières et des ovaires d'aspects polykystiques mais pas d'excès d'androgènes.

Ainsi, il est tout à fait possible d'être atteinte du SOPK en présence d'une échographie tout à fait normale, tandis que des ovaires d'aspects polykystiques à l'échographie n'équivaudront pas nécessairement à un diagnostic de SOPK.

Environ 20 à 30 % des femmes en âge de procréer ont des ovaires polykystiques, mais seulement la moitié d'entre elles présentent les signes ou les symptômes du SOPK. Parmi les femmes "normales", les experts estiment qu'il est possible que celles-ci contrôlent les symptômes associés au SOPK grâce à des facteurs tels que l'alimentation et l'exercice physique, et qu'elles soient à risque de développer le SOPK en cas de modification de ces facteurs.

L’alimentation comme traitement du SOPK ? 

La modification de l’hygiène de vie (alimentation, exercice physique, gestion du stress, sommeil, environnement) est essentielle à toute stratégie de gestion naturelle du SOPK ou en complément d’une prise en charge médicale. 

L’alimentation, un élément clé de toute stratégie d’inversion du syndrome des ovaires polykystiques. 

Avant toute chose, ce qu’il faut retenir, c’est que les ovaires polykystiques sont causés par les deux actions suivantes:

  • un niveau élevé d’androgènes (dont la testostérone), qui sont les responsable de la majorité de nos symptômes en interagissant avec toutes nos autres hormones;
  • une inflammation chronique de bas grade, qui est l’un des facteurs des risques métaboliques associés au SOPK. Si vous expérimentez des ballonnements, des baisses d’énergie, un brouillard cérébrale, de l’anxiété ou encore des articulations douloureuses, l’inflammation en est très certainement la cause.

Tout ce qui engendre de l’inflammation concourt à l’insulinorésistance. Or, au terme d’un cercle vicieux, une production excessive d’insuline est associée à une augmentation de l’inflammation dans l’organisme, ce qui est susceptible de contribuer au développement de multiples pathologies comme le diabète de type 2, le cancer ou les maladies neuro-dégénératives. 

La bonne nouvelle, c’est que l’alimentation peut nous permettre d’agir sur ces mécanismes. 

Quelle alimentation quand on souffre du SOPK ?

Le microbiote intestinal est l'un des sujets les plus prisés par la recherche scientifique. En effet, les 100 000 milliards de bactéries qu’il contient peuvent contrôler notre inflammation et sont en partie responsables du bon fonctionnement de notre système immunitaire.

Ce n’est pas tout: notre foie et notre tissu adipeux reçoivent des signaux provenant du microbiote qui leur permettent de s’équilibrer et de mieux fonctionner. En outre, des travaux récents montrent que l’anxiété ou le stress peuvent être liés à des déséquilibres du microbiote.

La première mesure à prendre pour favoriser un bon microbiote intestinal est la limitation du sucre. Les sucres raffinés sont en effet liés à une déplétion importante des nutriments de l’organisme, à une perturbation du microbiote intestinal et à l’exacerbation de l’inflammation. Ils affectent aussi notre niveau de stress, notre humeur et notre énergie. 

Votre santé digestive peut également être favorisée par une alimentation riche en prébiotiques, qui ont pour fonction de nourrir les bonnes bactéries intestinales, et en probiotiques, qui contribuent au bon équilibre de la flore intestinale.

Au-delà du microbiote intestinal, il peut être utile d’éviter les aliments et/ou éléments connus comme étant parmi les causes de l’inflammation chronique tels que le sucre, les glucides raffinés, des allergies ou sensibilités alimentaires, les acides gras trans, les oméga-6 provenant de certaines huiles végétales, les toxiques environnementaux, le stress ou encore un déséquilibre de la flore intestinale. 

Changer votre alimentation pour améliorer voire inverser votre SOPK requiert, au-delà de la protection de vos intestins, d’optimiser votre statut nutritionnel. Cela veut dire adopter une alimentation riche et variée, non transformée, privilégiant les aliments complets, ainsi que les bonnes graisses. Cela implique également de consommer des protéines ainsi que des légumes pauvres en amidon. Enfin, la consommation de glucides doit être raisonnée.

Il s’agit ici d’adopter une alimentation de bon sens, calibrée pour les besoins spécifiques liés au SOPK.

SOPK : L'importance de son alimentation

Les principes décrits ci-dessus ont vocation à vous expliquer pourquoi certains choix alimentaires sont préférables à d’autres lorsque l’on est atteinte du SOPK. Pour être faciles à adopter, ces changements doivent avoir un sens.

En effet, les repas constituent un moment de rencontre, d’échange et de partage, dont nous avons cruellement besoin pour maintenir un état psycho-émotionnel équilibré. Modifier vos habitudes alimentaires ne doit donc pas devenir une source de contrainte, de stress ou de frustration.

En outre, les femmes atteintes du SOPK souffrent de troubles du comportement alimentaire à un taux beaucoup plus élevé que la population générale. Cela serait notamment lié aux déséquilibres hormonaux caractéristiques de ce syndrome, qui induisent à la fois une augmentation de l’appétit et une altération du contrôle des impulsions. 

Lorsque l’on met en place des changements destinés à inverser un SOPK, il convient donc de veiller à préserver une bonne relation à la nourriture. 

En conclusion, apprendre à gérer son SOPK est une démarche qui doit être progressive. Alors soyez à l’écoute de vos envies, restez bienveillantes envers vous-mêmes et surtout, cultivez la flexibilité.

L’auteure Clara Stephenson est la fondatrice de la plateforme Les Natives, qui vise à mettre à la disposition des femmes souffrant du syndrome des ovaires polykystiques un ensemble de ressources destinées à promouvoir leur équilibre hormonal et leur fertilité. Vous pouvez aussi la retrouver sur Instagram @les_natives.

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