Remboursement des culottes menstruelles : où en est réellement le dispositif en août 2026 ?
Le remboursement des culottes menstruelles réutilisables en pharmacie avance, mais beaucoup d’informations qui circulent mélangent ce qui est déjà officiel et ce qui relève encore du projet. Voici un point d’étape clair, au mois d’août 2026, pour comprendre où en est réellement le dispositif — sans promesse hâtive.
📌 À retenir en août 2026
Le principe du remboursement des protections périodiques réutilisables (culottes menstruelles et cups) pour les moins de 26 ans et les bénéficiaires de la C2S est acté par décret. En revanche, l’arrêté qui fixe les critères techniques, les codes LPP et le taux de prise en charge n’est pas encore publié. Résultat : à ce jour, aucune marque n’est encore effectivement remboursée.
Ce qui est officiel à ce jour
Le décret n° 2026-288 du 17 avril 2026, relatif à la prise en charge par l’Assurance maladie des protections périodiques réutilisables, a été publié. Il pose le cadre :
- Les bénéficiaires : les jeunes de moins de 26 ans et les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire (C2S).
- Les produits concernés : les culottes menstruelles réutilisables et les coupes menstruelles (cups). Les protections jetables (tampons, serviettes) et les serviettes lavables ne sont pas concernées.
- Le circuit : une prise en charge en pharmacie, via la Liste des produits et prestations (LPP/LPPR).
- La Direction de la Sécurité sociale (DSS) a lancé l’organisation d’une plateforme de référencement destinée aux fabricants.
Ce qui reste au stade de projet
Plusieurs éléments souvent présentés comme acquis ne sont, à ce jour, pas encore arrêtés :
- Le cahier des charges technique définitif (seuils d’absorption, durabilité/nombre de lavages, innocuité chimique).
- Le taux exact de prise en charge par l’Assurance maladie : il sera fixé par l’arrêté à paraître. Les chiffres qui circulent (par exemple « 60 % ») ne sont pas confirmés par un texte officiel. Seule la prise en charge à 100 % pour les bénéficiaires de la C2S est posée comme principe.
- L’attribution des codes LPP/LPPR aux produits : tant qu’ils ne sont pas attribués, aucune culotte menstruelle n’est remboursable.
Le prix de 19 € : proposition ou tarif définitif ?
Le prix public de 19 € régulièrement évoqué pour une culotte menstruelle remboursable est une hypothèse de travail, pas un tarif figé par les textes. Il fait précisément partie des points débattus : Elia a d’ailleurs publiquement alerté sur ce niveau de prix, jugé insuffisant pour garantir des produits durables, sûrs et fabriqués en France. Tant que l’arrêté n’a pas fixé le tarif de responsabilité, ce montant reste susceptible d’évoluer.
Pourquoi l’automne, et désormais octobre ?
Le remboursement était initialement annoncé pour septembre 2024, puis repoussé à plusieurs reprises. La publication de l’arrêté et la mise en place de la procédure de référencement ayant pris du retard, une entrée en vigueur à l’automne 2026, probablement en octobre, est aujourd’hui évoquée par les représentants des pharmaciens. Ce calendrier reste indicatif tant que les textes ne sont pas parus.
Comment reconnaître une information fiable ?
- Se référer aux textes officiels : le décret publié au Journal officiel, puis l’arrêté à paraître, et les informations de l’Assurance maladie et de la DSS.
- Se méfier des marques qui se présentent comme « déjà remboursées » ou « déjà sur la liste » : à ce jour, aucun code LPP n’a été attribué.
- Demander conseil à son pharmacien, seul professionnel de santé habilité à confirmer l’éligibilité une fois le dispositif en vigueur.
En résumé
Le cadre du remboursement des culottes menstruelles en pharmacie est posé pour les moins de 26 ans et les bénéficiaires de la C2S, mais le taux, le prix, les critères techniques et le calendrier précis dépendent de l’arrêté encore attendu. Nous mettons cette page à jour à chaque avancée officielle.
Pour tout comprendre du dispositif (conditions, produits éligibles, démarches), consultez notre guide complet : Remboursement des culottes menstruelles en pharmacie : tout ce qu’il faut savoir.