Le syndrome des ovaires polykystiques, quésaco?

Le syndrome des ovaires polykystiques, quésaco?

Camille
Temps de lecture : 4 minutes

Qu’est-ce que le syndrome des ovaires polykystiques ?

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est une maladie hormonale qui touche 5 à 10% des femmes (grosso modo, une femme sur dix), ce qui en fait la maladie hormonale la plus fréquente chez la femme en âge de procréer. Cette maladie serait due à un déséquilibre hormonal au niveau des ovaires et/ou du cerveau de deux hormones (FSH et LH), qui sont en charge du cycle menstruel. Cela induit une augmentation de testostérone dans le sang. 

La nomenclature du spok fait référence à l’accumulation de ce que l’on pensait à l’époque être des petits kystes autour des ovaires. En réalité, il s’agit de follicules qui ne rentrent pas en croissance au cours de la dernière étape de la phase folliculaire et qui s’accumulent. Cette maladie perturbe donc la production d’ovules, ce qui en fait une cause importante d’infertilité féminine.

Quels sont les symptômes des ovaires polykystiques ?

Les symptômes de cette maladie sont très larges et surviennent généralement à la puberté, mais peuvent cependant apparaître plus tard. Il peut d’ailleurs se manifester de manière très légère mais peut s’avérer être handicapante.

Parmi ces symptômes, on compte des dépressions et de l’apnée du sommeil. Mais aussi une augmentation de la taille des ovaires, des troubles de l’ovulation (cycles irréguliers, aménorrhée) qui induisent une infertilité chez presque la moitié des femmes touchées par la maladie, mais aussi des risques accrus de fausses couches et d’accouchements prématurés. La maladie induit souvent une hyperpilosité, de l’acné et une chute de cheveux qui sont dues à la surproduction de testostérone. Elle peut aussi provoquer une élévation du risque de syndrome métabolique, d’insulinorésistance et de diabète, ainsi qu’à une augmentation du risque de maladies cardiovasculaires. Le SOPK augmente aussi le risque de développer un cancer féminin (endomètre, sein, ovaire).

Le diagnostic de cette maladie se fait par un gynécologue, un endocrinologue ou un médecin. Pour établir le fait qu’une femme souffre de SOPK, un interrogatoire sur les antécédents familiaux est tout d’abord mené par car pour le moment l’hérédité est le seul facteur suspecté. Par la suite, une analyse des cycles menstruels, un examen clinique, une échographie des ovaires et des dosages hormonaux sont réalisés. 

Quel traitement pour cette maladie ?

Pour le moment, il n’existe aucun traitement permettant de guérir de la maladie. Pour autant quelques traitements symptomatiques jusqu’à la ménopause sont envisageables et participent généralement à une prévention de complications, notamment en adoptant une meilleure hygiène de vie.

Parfois,  une perte de poids réduit généralement le taux de testostérone dans le corps, régule quelque peu l’apparition des règles irrégulières et a un possible effet positif sur la fertilité.. De plus, des traitements médicamenteux ou encore un accompagnement psychologique peuvent être envisagés. Par exemple, pour l’hyperpilosité, une pilule oestroprogestative est souvent prescrite dans un premier temps, puis des anti-androgène si cela ne suffit pas. Pour ce qui s’agit de l’acné, mais aussi de l’hyperpilosité, il est souvent prescrit de l’acétate de cyprotérone. 

Si vous souffrez ou pensez souffrir de SOPK, nous vous conseillons de vous tourner vers votre médecin traitant ou des médecins spécialisés qui seront en capacité de vous prescrire un traitement diminuant les symptômes de la maladie.

 

 

 

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